Les anges viennent des choux-fleurs

décembre 21st, 2011

Petite comparaison étymologique des fruits et légumes :

Version française

Version allemande

Version anglaise

Aubergine

Aubergine
(Aubergine)

Plante d’œuf
(eggplant)

Chou de Bruxelles

Chou-rose
(Rosekohl)

Germe de Bruxelles
(Bruxelles sprout)

Choucroute

Plat français avec saucisses et chou aigre
(französische Sauerkraut-Wurstgericht)

Chou aigre
(sauerkraut)

Fraise

Baie de la terre
(Erdbeere)

Baie de paille
(strawberry)

Groseille

Baie rouge de Saint-Jean
(rote Joahnnisbeere)

Raisin rouge
(red currant)

Haricot rouge

Haricot de feu
(Feuerbohne)

Haricot rein
(kidney bean)

Haricot vert

Haricot vomitif
(Brechbohne)

Haricot francais
(french bean)

Mûre

Baie de bouche
(Maulbeere)

Téléphone
(blackberry)

Pamplemousse

Grapefruit
(Grapefruit)

Fruit du raisin
(grapefruit)

Potimarron

Courge de Hokkaido
(Hokkaidokürbis)

Courge de Hokkaido
(Hokkaido squash)

Source :
leo.org
Source :
wordreference.com

Schöne Weihnachten!

décembre 13th, 2011

Pour les décorations en magasins, les Allemands ont été aussi impatients que les Francais et ont remplacé sans transition les décors d’Halloween par ceux de Noël. Pour celles en rues, toutes les villes ont attendu sagement fin novembre pour y implanter leurs sapins illuminés géants et marchés.

Dans les marchés, c’est la nourriture qui règne loin devant les stands de décorations et de cadeaux artisanaux. La nourriture salée est sans grande surprise, nous retrouvons nos saucisses habituelles. Pour ce qui est des gâteries (pardonnez mon québécois), de nombreuses nouveautés s’offrent à nous :

  • Baumkuchen : gâteau à la vanille enrobé de chocolat ;
  • Christstollen : brioche compacte fourrée de fruits secs et confits ;
  • Eierpunsch : boisson chaude à base de jaunes d’oeuf, vin blanc et vanille ;
  • Feuerzangenbowle : variante du Punsch, où un sucre imbibé de rhum est flambé au-dessus de la boisson ;
  • Glühwein : vin chaud, moins sucré qu’en France ;
  • Lebenkuchen : pain d’épices enrobé de chocolat blanc ou noir, d’un glaçage, et, parfois fourré de fruits confits ;
  • Punsch : boisson chaude à base de citron, eau chaude, Arrack et sucre ;
  • Schaumkussen : nos fameuses têtes de nègres, accusées ici aussi de racistes, renommées en « baisers de mousse ». De nombreuses saveurs sont proposées et fabriquées artisanalement : mocca, pistache, caramel…

Par ailleurs, le mois de décembre est ponctué de coutumes.

Tout d’abord, les calendriers de l’Avent sont très populaires et plus originaux qu’en France*. Destinés principalement aux enfants, on a le choix entre de nombreuses marques (Kinder en propose jusqu’à 5 sortes de calendriers) et des calendriers plus personnels où l’on remplit soi-même les 24 poches ou tiroirs.

Tous les foyers se procurent ou fabriquent également une couronne avec 4 bougies dessus, représentant les 4 semaines de l’Avent. Tous les dimanches du mois de décembre, une bougie est allumée.

Ensuite, la Saint-Nikolaus est célébrée par tout le monde le 6 décembre. Des Pères-Noëls en chocolat ont été distribués à tous les employés de l’entreprise. Une collègue m’a également offert un porte-monnaie qu’elle a elle-même confectionné.

Noël est célébré le 25 et le 26 décembre. Le 24 décembre, il est coutume de manger une simple salade de pommes de terre le 24 au soir, histoire de faire simple pendant les préparations.

* Même si, j’avoue n’avoir vu aucun calendrier Shebba de ce côté du Rhin.

Évolution des avantages de la carte 12-25 : 2001-2011

décembre 1st, 2011

Au début, c’était simple : un aller était remboursé pour tout achat de carte 12-25 et du coup très avantageux si on choisisssait par exemple un Lille-Marseille.

Ensuite, les choses se compliquent : la carte n’a pas changé mais se plie dorénavant en 3 volets au lieu de 2, les S’Miles (« points de fidélité » à leur début) sont arrivés.

Ces points se cumulaient par les voyages (1 Franc = 1 point) si on achetait la carte Grand Voyageur (5 Euros l’année). Cela permettait cadeaux et billets SNCF à partir de 3000 points, soit 457,35 Euros. Au fur et à mesure, la carte est devenue gratuite, de plus en plus de magasins, avions, pompes à essence sont devenus partenaires (1 Euro = 1 S’Miles) et nous aident à cumuler ces points. Ouvrir un compte en banque chez l’écureuil permettait même d’en gagner 1500 ! On peut tellement recevoir de S’Miles qu’ils ont actuellement une date de péremption et ne s’obtiennent pas sur les trajets Prem’s ou internationaux ; la SNCF évite de peu la faillite. Avec tout ça, on ne nous propose plus seulement des allers mais des bons pour une nuit à l’hôtel, un plateau de fruits de mer, une place pour Stromae, des dons à des associations…

Sauf que, si on ne dépense pas chez Monoprix ou chez les Galeries Lafayette, on ne voyage pas avec Air France, on ne prend pas d’essence chez Shell, on ne veut pas ouvrir de compte en banque ailleurs, on n’aime ni le poisson ni Stromae, mais que seuls les billets de train nous intéressent, ça revient cher. Un aller en 2nde classe revient à 1000 S’Miles + 10 Euros, pendant certaines périodes et sur certains trajets. Pour 800 Euros de S’Miles de plus, pas besoin d’ajouter les 10 Euros.

La consolation se trouve dans les 30% remboursés pour les retards imputables à la SNCF de plus de 30 minutes (mais qui n’ont rien à voir avec la carte 12-25) et chez ton ami le site Carte 12-25 qui te tutoie (mais qui se navigue très difficilement).

N.B. : Les S’Miles ne sont plus spécifiques à la carte 12-25, ni même à la SNCF. On peut les obtenir et dépenser dans les enseignes partenaires.